Les maisons à ossature en bois constituent une méthode de construction écologique. Même si le bois est naturellement isolant, il faut penser à optimiser l’isolation pour limiter les déperditions de chaleur et donc, faire des économies. Pour réaliser des économies, il est également important de souscrire un contrat d’énergie adapté à sa consommation quotidienne.

En effet de puis l’ouverture du marché de l’énergie à la concurrence en 2007, il est désormais possible de souscrire un contrat d’énergie chez un fournisseur autre qu’EDF ou GDF. Ces fournisseurs dit alternatifs sont nombreux, les plus connus sont Direct Energie, ENI ou Total Spring.

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Quel matériau utilisé pour l’isolation d’une maison à ossature en bois ?

Les maisons à ossature bois suscitent un réel engouement, notamment auprès de ceux qui sont soucieux de l’environnement.

Les bons isolants

Sur le marché, il existe différents matériaux adaptés à l’isolation thermique d’une maison en bois :

  • La laine de roche constitue le matériau naturel par excellence pour l’isolation thermique et l’isolation phonique d’une maison à ossature en bois.
  • La laine de verre : ce matériau est le plus utilisé en isolation d’une maison à ossature en bois. Il peut être utilisé pour isoler le toit, les murs, les sols et les cloisons.
  • La ouate de cellulose : ce matériau isolant naturel est largement utilisé, car il s’adapte à de nombreuses poses.

Ces matériaux naturels sont à privilégier pour l’[isolation d’une maison en bois écologique] (/isolation-ecologique-maison-bois/). L’isolation d’une maison à ossature en bois peut également se faire avec de la fibre de bois. Les isolants industriels sont à éviter au maximum. Concernant l’isolation extérieure d’une maison à ossature en bois, le polystyrène peut parfaitement faire l’affaire. Les panneaux de laine et la fibre de bois sont aussi très utilisés pour l’isolation extérieure d’une maison à ossature en bois.

Les critères à prendre en compte pour choisir le bon isolant thermique

Pour faire le bon choix parmi les divers matériaux d’isolation proposés sur le marché, la résistance thermique est un critère important. Plus la résistance thermique est élevée, plus les capacités d’isolation sont hautes. Par ailleurs, le bois présente également des atouts exceptionnels en termes d’isolation. Contrairement aux idées reçues, ce matériau présente une bonne résistance mécanique et est naturellement isolant. Il conserve également étonnement bien la chaleur et la fraîcheur.
En combinant le bois et les isolants à haute performance thermique tels que la laine de verre, la laine de roche ou la ouate de cellulose, votre consommation énergétique au m² sera amoindrie. En effet, votre besoin en chauffage électrique ou en chauffage au gaz passera à 15 kWh/m² par an. D’ailleurs, il est important de souligner qu’une maison en bois à épaisseur de mur équivalente à celle d’une maison en briques est mieux isolée. Elle produit plus d’énergie qu’elle n’en consomme.

Les éléments à retenir pour bien isoler une maison en bois

En plus de penser à l’isolation du toit, l’isolation des murs, l’isolation des combles et l’isolation des sols, il est judicieux réfléchir à la ventilation. Dans le cas contraire, la chaleur peut être étouffante en été et des problèmes d’humidité se manifesteront.

Assurer une bonne ventilation

En dehors d’une bonne isolation, vous devez penser à la gestion de l’humidité et à la ventilation. Même s’il est respirant, le bois reste sensible à l’humidité. Les problèmes d’humidité peuvent apparaitre si la maison est trop isolée. Pour réduire les risques, voici trois précautions à prendre :

  • Installer une ventilation mécanique contrôlée ou VMC dans les pièces sensibles à l’humidité telles que la salle de bain ou la cuisine.
  • Mettre en place un film perméable à la vapeur d’eau sur le toit.
  • Poser un pare-vapeur à l’intérieur.

L’installation d’une isolation thermique doit respecter les prescriptions de pose.
Dans cette vidéo, découvrez quelques éco-gestes pour faire des économies d’énergie :

Les risques liés à la condensation et l’humidité

Le bois est certes un matériau pérenne et solide. Néanmoins, il risque de pourrir s’il stocke de l’humidité. De ce fait, il faut penser à bien évacuer la vapeur d’eau pour qu’elle ne se condense pas dans les parois et entraine de gros dégâts. L’évacuation de cette vapeur d’eau se fait avec une VMC et des systèmes d’isolation disposant de membranes et d’écrans perméables à la vapeur, et ce, tout en assurant l’étanchéité de l’air.

Assurer une bonne isolation thermique ?

Pour isoler une maison en bois, il faut penser à l’isolation du toit, des murs et des sols.

Les travaux à réaliser

Pour réduire les déperditions de chaleur et limiter la facture de chauffage, trois opérations sont de rigueur :

  • L’isolation du toit permet de réduire de 30 % des déperditions de chaleur. Elle peut se faire par l’intérieur ou l’extérieur. Cette opération est envisageable en neuf comme en rénovation.
  • Isoler les murs est la deuxième priorité étant donné qu’ils sont responsables de 16 % des déperditions de chaleur. Pour le choix de l’isolant, orientez-vous vers un matériau dont la résistance thermique est ≥ 2,8 m2K/W pour la RT 2005 et de 4 m2K/W pour répondre aux exigences imposées par la RT 2012. Quant à la norme RT 2020, elle définit les standards applicables pour tout projet de construction, dont l’épaisseur du mur d’une maison à ossature en bois.
  • Bien isoler les sols d’une maison en bois permet de réduire la consommation énergétique globale tout en améliorant le confort thermique. Les déperditions de chaleur au niveau du plancher représentent près de 10 %.

Le concours de professionnels de l’isolation s’avère grandement utile pour garantir les performances énergétiques de votre logement. Ils peuvent entre autres déterminer l’épaisseur du matériau d’isolation nécessaire pour une maison à ossature en bois.
Cette démarche permet également de bénéficier d’aides financières. En effet, vous pouvez profiter d’une Prime Énergie dans le cadre de travaux d’isolation pour faire des économies d’énergie. Vous en saurez plus sur la Prime Énergie accordée par EDF via cet article. Le plus important est de faire un devis avant de lancer les travaux.

Autres éléments à ne pas négliger

Il s’avère nécessaire de poser un pare-vapeur pour recouvrir l’isolant et le protéger de l’humidité. La pose d’un pare-vapeur ne se fait pas au hasard. Il doit être posé côté espace chauffé et au niveau des montants de l’ossature en bois. De plus, il doit répondre aux exigences du DTU 31.2. Cette protection participe également à améliorer l’étanchéité de l’air.
Le pare-vapeur se pose de manière continue sur l’ensemble de la structure, notamment au niveau des angles, des raccordements avec les baies, ainsi que des liaisons entre les parois verticales et des rampants des combles. Il existe certaines membranes spécialement dédiées l’isolation des maisons en bois. Elles se comportent différemment en fonction des saisons. En toiture, un écran hautement perméable à la vapeur d’eau est de mise. Celui-ci s’installe côté sous couverture.
À noter que les matériaux utilisés comme un pare-vapeur doivent répondre à la norme DTU 31.2. Le degré de perméabilité à la vapeur d’eau doit être ⩽ à 0,005 g/m².h.mmHg.

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